Aide juridictionnelle: Pour qui, Pour quoi et Comment ?
Aide juridictionnelle : pour qui, pour quoi et comment ?
Faire valoir ses droits en justice a un coût. L’aide juridictionnelle permet à toute personne aux ressources modestes d’être assistée par un avocat, avec une prise en charge par l’État de tout ou partie des frais de procédure.
Pour qui ?
L’aide juridictionnelle est ouverte à toute personne physique résidant habituellement en France, quelle que soit sa nationalité, dès lors que ses ressources et son patrimoine ne dépassent pas certains plafonds.
Pour une personne seule en 2026, la prise en charge est de 100 % jusqu’à 12 957 € de revenu fiscal annuel de référence, de 55 % entre 12 958 € et 15 316 €, et de 25 % entre 15 317 € et 19 433 €. Ces plafonds sont majorés en fonction de la composition du foyer fiscal (conjoint, enfants à charge).
Le patrimoine est également pris en compte : pour une personne seule, il ne doit pas dépasser 12 957 € pour le patrimoine mobilier (épargne, placements) et 38 866 € pour le patrimoine immobilier, hors résidence principale. Dépasser l’un de ces plafonds ferme l’accès à l’aide, y compris partielle.
L'aide juridictionnelle est également de droit pour les victimes des crimes les plus graves et les mineurs.
Pour quoi ?
L’aide juridictionnelle finance les frais liés à une procédure : honoraires d’avocat, frais d’huissier, d’expertise ou de procédure, devant la plupart des juridictions (civiles, pénales, administratives). Elle peut aussi s’appliquer à certaines démarches amiables, comme une transaction ou une médiation. Elle ne couvre pas les sommes que le tribunal pourrait vous condamner à verser à la partie adverse. Elle peut être refusée si vos frais sont déjà couverts par un contrat d’assurance de protection juridique, ou si l’action paraît manifestement irrecevable ou dénuée de fondement.
Comment la demander ?
La demande se fait au moyen du formulaire Cerfa n° 16146, en ligne ou sur papier, auprès du bureau d’aide juridictionnelle compétent.
Il faut joindre les pièces suivantes :
- votre livret de famille ou votre carte d’identité ;
- votre dernier avis d’imposition ;
- les six derniers justificatifs de revenus et relevés bancaires, ainsi que ceux de votre époux ou épouse ;
- votre dernière attestation de paiement de la CAF.
Un dossier complet évite les retards et les refus pour pièces manquantes.
Notre cabinet peut vous accompagner dans la constitution de votre dossier et vous renseigner sur votre éligibilité.
Pour en savoir plus : service-public.gouv.fr – Aide juridictionnelle
Notre cabinet à Saint-Nazaire vous assiste dans le dépôt de vos demandes.










